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Peur de mourir

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Le dimanche 28 octobre 2007
12 raisons de ne plus avoir peur de mourir
 
Isabelle Audet
La Presse

Foudre, abeilles, ours, bombe nucléaire... Collectivement, nous entretenons la peur de mourir de plusieurs façons inusitées. Quelles sont les probabilités que la Faucheuse se présente dans un écrasement d'avion, sous les dents d'un requin ou lors d'une pandémie? Voici, à l'approche de la Toussaint, l'heure juste sur ces possibles menaces.

1- La peur des requins – squalophobie
D'après le Laboratoire de recherche sur les requins du Canada, aucune des espèces de requins dangereux pour l'homme ne se trouve couramment dans les eaux canadiennes. Le grand requin blanc est très menaçant pour l'homme, mais il n'est observé qu'une fois tous les cinq ans dans l'Atlantique canadien. Jamais un seul décès causé par un requin dans les eaux du pays n'a donc été rapporté. L'an dernier, l'International Shark Attack File (un répertoire sur les attaques de requins géré notamment par le Florida Museum of Natural History) a toutefois recensé 62 attaques de requins sur des hommes dans le monde, dont quatre se sont avérées fatales. La majorité de ces attaques ont eu lieu au large de la Floride. Parmi les espèces dangereuses, notons le grand requin blanc, le requin-tigre et le requin-bouledogue.

2- La peur des avions - l'aérodromophobie
D'après des chiffres du ministère des Transports des États-Unis, une moyenne de 138 Américains meurent chaque année à bord d'un avion. Cette moyenne, calculée à partir des décès recensés entre 1999 et 2003 (à l'exception des victimes des attentats du 11 septembre 2001), comprend les décès survenus à bord de petits avions privés. Les Américains qui prennent l'avion courent 266 fois plus de risques de mourir dans un accident de voiture qu'en vol. Malgré tout, d'après des chercheurs de l'Université McGill, la peur de l'avion (l'aérodromophobie) est l'une des 10 peurs les plus courantes en Occident.

3- La peur de la foudre - straphobie
D'après Environnement Canada, la foudre tue chaque année plus de Canadiens que la grêle, le vent, la pluie et les tornades combinés. Environ sept personnes en meurent chaque année au Canada et entre 60 et 70 autres subissent d'importantes brûlures après avoir été foudroyées. Le risque est donc présent, particulièrement dans les endroits à découvert en temps orageux. En cas d'alerte météorologique, Environnement Canada suggère aux Canadiens de se réfugier à l'intérieur, loin des fenêtres et des bassins d'eau.


4- La peur des ascenseurs - ascensumophobie

Photo Ivanoh Demers, La Presse

La rupture d'un câble du funiculaire de Québec, en 1996, a alimenté la peur des ascenseurs de nombreux Québécois. Si elle ne comptabilise pas de statistiques à ce sujet, la Régie du bâtiment du Québec soutient que les défectuosités d'ascenseurs entraînant la mort ne surviennent pratiquement jamais dans la province. «Il s'agit d'un des secteurs de la construction les mieux encadrés, précise Christine Grant, agente d'information pour la RBQ. Nous recensons d'ailleurs les édifices où il y a des ascenseurs et nous les inspectons.» D'après Mme Grant, les propriétaires sont obligés par la loi d'entretenir régulièrement leur ascenseur et doivent posséder un carnet d'entretien que les usagers peuvent vérifier. Afin d'éviter les accidents malheureux, Mme Grant précise qu'il est préférable, en cas de panne, de ne pas tenter d'ouvrir les portes. L'ascenseur pourrait se remettre en marche soudainement et mutiler la personne qui tenterait d'en sortir. Mieux vaut alors appuyer sur le bouton d'urgence et attendre.

5- La peur des serpents - herpétophobie / ophiophobie
Au Canada, il est pratiquement impossible de mourir empoisonné par un serpent. D'après Patrick Paré, biologiste au Zoo de Granby, il n'existe que deux serpents venimeux au Canada: le crotale de l'ouest, qui vit surtout dans les Prairies, et le Mississauga, un serpent du sud de l'Ontario. Aucun ne vit naturellement au Québec. «Leur morsure peut paralyser un membre, mais elle n'est pas mortelle pour un adulte, explique-t-il. Évidemment, un bébé de 3 mois mordu par le crotale de l'ouest peut y rester, mais généralement, son venin n'est pas mortel.» Une dizaine de serpents dans le monde peuvent tuer un homme. Le biologiste suggère aux voyageurs qui se rendent notamment dans le désert américain de s'informer des espèces qu'on y trouve, de rester sur les sentiers balisés, et de dresser la liste des hôpitaux environnants en possession de produits anti venin.

6- La peur d'une pandémie - épidémophobie
La menace que représente la grippe aviaire rappelle que le monde n'est pas à l'abri d'une nouvelle pandémie. «Il est statistiquement probable qu'on aura à un moment ou un autre une souche de grippe qui va muter et que nous serons incapables de développer un vaccin rapidement», explique Blaise Lefebvre, agent d'information à la Direction de santé de public de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal. Dans ce cas, oui, nous ferions face à une épidémie. La technologie dont nous disposons aujourd'hui nous permettra toutefois de réagir plus vite que lors des pandémies de grippe espagnole et asiatique. «Il y a actuellement une surveillance mondiale, dit-il. On ne sait pas à quel point ce sera efficace, mais au moins la prochaine fois, nous serons prévenus plus tôt.»

7- La peur d'une maladie inconnue - pathophobie
Quels sont les risques de mourir d'une infection inconnue, devant des médecins impuissants à la traiter? Ils sont difficiles à chiffrer, mais c'est possible, explique Blaise Lefebvre, agent d'information à la Direction de la santé de public de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal. Depuis 2003, l'Agence oblige toutefois les médecins québécois à déclarer toute maladie rare ou infection inconnue. Ainsi, la Direction de la santé publique peut établir une corrélation entre plusieurs cas et les traiter plus efficacement.

8- La peur des abeilles tueuses - apiphobie
Photo David Boily, La Presse
Les abeilles africanisées, connues aussi sous le nom peu rassurant d'abeilles tueuses, ont inspiré plusieurs cinéastes. Les scénarios de nuages d'abeilles poursuivant inlassablement de pauvres victimes sont-ils plausibles? Exagérés, mais possibles, oui. Mais pas au Québec. Ces abeilles agressives se trouvent surtout en Amérique du Sud et dans le sud des États- Unis. Issues d'une malencontreuse erreur génétique survenue au Brésil dans les années 50, ces abeilles ne tolèrent pas la contrariété. Dérangées par des vibrations qu'elles perçoivent comme une menace, elles peuvent attaquer en groupe et, dans certains cas, tuer leur victime en la piquant massivement. Tenaces, elles peuvent poursuivre «l'envahisseur» pendant près d'un demi-kilomètre. Depuis son entrée aux États-Unis, au début des années 90, cette variété d'abeilles a fait 14 morts. L'abeille européenne, que l'on retrouve ici, est beaucoup moins agressive, précise Christian Macle, propriétaire d'Intermiel. Cependant, une personne qui heurterait une ruche peut rendre une partie de la colonie furieuse et se faire piquer. Dans ces rares cas, le mieux est de se rendre immédiatement à l'hôpital.

9- L'apnée du sommeil - hypnophobie
S'endormir... et ne jamais se réveiller. Voilà l'angoisse de ceux qui craignent de souffrir d'une forme plutôt sévère et soudaine d'apnée du sommeil. D'après Nicole Lauzier, infirmière à l'Association pulmonaire du Québec, les cas de mortalité causée par l'apnée du sommeil sont toutefois rarissimes. «Non traitée pendant une très longue période, une personne qui souffre d'apnée du sommeil peut épuiser son cœur et risque davantage de subir une crise cardiaque, explique-t-elle. Cette crise peut effectivement survenir en pleine nuit, mais c'est très rare.» D'après l'Association, il existe plusieurs signes physiques. La personne atteinte se sent fatiguée pendant le jour, elle peut s'endormir inopinément et souffrir de maux de tête. Un médecin peut facilement diagnostiquer l'apnée du sommeil et la traiter, notamment avec un appareil à pression positive, qui libère les voies respiratoires.

10- La peur des sables mouvants
L'image de malheureux s'enfonçant jusqu'à la mort dans des sables mouvants, présentée maintes fois au cinéma, est-elle fidèle à la réalité? Pas du tout, rectifie Daniel Bonn, scientifique au Laboratoire de physique statistique de l'École normale supérieure de Paris. Avec d'autres chercheurs, il a étudié des sables mouvants, habituellement composés de sable et d'argile, mais surtout d'une source d'eau circulant du bas vers le haut, sous la surface. Incontestablement, le poids d'un homme peut briser l'équilibre entre ces éléments et liquéfier le mélange, un peu comme le yogourt se liquéfie lorsqu'on le brasse. Un adulte peut alors s'enfoncer dans le sol. De là à s'y noyer? Parce que le corps humain a une densité deux fois plus faible que les sables mouvants, explique le chercheur, il ne peut s'enfoncer totalement. D'après le principe physique de la Poussée d'Archimède, il finira par flotter. La victime d'un sable mouvant est cependant en danger si elle est coincée près de la mer ou d'une rivière, parce qu'elle risque de se noyer dans l'eau qui monte. Sortir seul d'une pareille posture est quasi impossible.

11- La peur des loups - lycanophobie
Le grand méchant loup représente-t-il réellement un risque pour l'homme? À la base, le son d'une meute hurlant dans les bois n'a certainement rien de rassurant. Du calme, tempère Denis Masse, biologiste au Parc de la Mauricie: «La peur du loup n'est pas fondée, croit-il. Nous avons deux meutes dans le Parc et jamais elles n’ont tenté d'attaquer. Les chiens représentent un plus grand danger!» En 2002, une étude d'un groupe de chercheurs norvégiens sur la dangerosité des loups révélait d'ailleurs qu'entre 1900 et 2000, seulement 28 cas d'attaques de loups ont été répertoriées sur tout le territoire canadien. Et ce, même si le Québec à lui seul abrite 7000 loups, dont plusieurs vivent dans des régions habitées.

12- La peur des ours - acrophobie
Depuis qu'un ours a mortellement attaqué la biathlonienne Mary-Beth Miller, en 2000, à Valcartier, la peur de ces animaux a grimpé d'un cran au Québec. Soudainement, une simple excursion en forêt devient risquée. D'après Denis Masse, biologiste responsable des conflits avec les ours au Parc de la Mauricie, cette peur collective est exagérée. «Il ne faut évidemment pas oublier que l'on vit au pays des ours et qu'il est possible, en pleine forêt, d'en rencontrer un, mais dans 99% des cas, l'animal va chercher à éviter le contact avec l'homme», explique-t-il. Au Parc de la Mauricie, 125 ours partagent leur territoire avec 300 000 visiteurs chaque année. Ils sont parfois tombés face à face avec des campeurs, mais aucun n'est encore passé à l'attaque. Malgré tout, la direction du parc prie les campeurs de prendre toutes les précautions pour éviter un tragique face à face. «Les ours sont imprévisibles et il se peut qu'un d'entre eux interprète mal les signes que lui envoie un homme, et l'attaque», prévient-il. Pour savoir comment éviter les ours:
www.pc.gc.ca (inscrire ours dans l'outil de recherche)

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