Nouvelles / Actualités
Nouvelles / Actualités

Vous cherchez une sortie???

Un événement au Québec avec des reptiles,

En savoir plus Nouvelles / Actualités

Animaux sauvages en captivité

Nouvelle règlementation, depuis le 6 septembre 2018, Ministère des Forêts, de la Faune et des

En savoir plus
Unité de conversion

Répertoire du règne animal


Retour à la taxonomie

Serpent jarretière

Garter snake

Thamnophis sp.


Le serpent Jarretière est nommé sous d'autres noms... Couleuvre Jarretière, Couleuvre lignée et le plus souvent Couleuvre rayée. Au Québec notre espèce est Thamnophis sirtalis sirtalis
 
HABITAT
Leur domaine est généralement proche de l'eau d'une rivière ou d'un étang.

REPRODUCTION
Maturité sexuelle, vers 2 à 3 ans. Accouplement au printemps.

ALIMENTATION
Poissons, batraciens et leurs larves, grenouilles, crapauds, tritons oiseaux petite mammifères, vers de terre.
MODE DE VIE : Social, vit en groupes de plusieurs centaines d'individus ; activité très ralentie en hiver.

ESPÈCE PROCHE

Apparenté au genre Natrix.
 
PROTECTION
La plupart des formes de serpents jarretière ne sont pas menacées actuellement, la seule qui soit en danger et protégée est le serpent jarretière de San Francisco, dont l'habitat est considérablement perturbé par l'urbanisation.

CARACTÉRISTIQUE
Les diverses sous-espèces de serpents jarretières ont en commun trois lignes claires et un dessin en damier, ornementation supposée rappeler celle des jarretières qui servaient autrefois à soutenir les chaussettes masculines. Le serpent jarretière est une couleuvre inoffensive, gracieuse et à la robe élégante. Très répandue en Amérique du Nord.

MODE DE VIE
Les serpents jarretière se rencontrent aux États-Unis, au sud du Canada et dans diverses parties du Mexique et de l'Amérique centrale. Ils tolèrent plutôt bien la présence humaine et habitent volontiers les jardins. Leur domaine est généralement proche de l'eau d'une rivière ou d'un étang.

Comme les autres reptiles, le serpent jarretière a besoin de la chaleur venant de l'extérieur, et, sauf en hiver, il est principalement actif le jour. La nuit venue, il se réfugie dans un trou profond, sous une souche ou dans une crevasse rocheuse.

Au début de l'hiver, de nombreux serpents se regroupent dans l'hibernaculum, retraite constituée par une large cavité du sol ou un terrier inoccupé. Ils s'engourdissent peu à peu, entrant dans une léthargie nommée hibernation. Les serpents muent régulièrement, la croissance s'accompagnant de la perte de la partie superficielle de la peau appelée exuvie. Une première mue suit immédiatement la fin de l'hibernation.

ALIMENTATION
A la différence de beaucoup d'autres serpents qui peuvent envenimer leurs victimes ou les étouffer dans leurs anneaux, le serpent jarretière ne peut attraper et ingurgiter que des proies faciles à maîtriser.

Son régime comprend des poissons, des batraciens et leurs larves, d'autres petits vertébrés des vers et de la charogne.

Ce serpent est un chasseur actif, recherchant ses proies dans la végétation pour les surprendre, puis les saisir brusquement en arrière de la tête. Le serpent détecte sa future victime en analysant les particules olfactives abandonnées celle-ci sont recueillies à l'aide de la langue, qui va et vient continuellement et appliquées contre les deux cavités d'un organe particulier situé dans le palais, l'organe de Jacobson.

REPRODUCTION
La saison des amours se situe au printemps, peu de temps après la sortie de l'hibernaculum. Plusieurs mâles rivalisent pour courtiser une seule femelle, tentant d'enlacer son corps.

Un seul est vainqueur et s'accouple, puis mâle et femelle se séparent. La femelle du serpent jarretière est ovovivipare : les œufs sont gardés dans le ventre jusqu'à ce qu'ils soient prêts à éclore, c'est-à-dire pendant environ 3 mois.

L'espèce est prolifique et certaines portées renferment plus de 60 nouveau-nés, parfois plus de 80 quand le temps est très beau et la nourriture abondante. Le serpenteau est abandonné dès la naissance. Il grandit rapidement jusqu'à ce qu'il soit adulte et capable de se reproduire à son tour, à l'âge de 3 ans.


 
SAVIEZ-VOUS QUE
Le plus grand serpent jarretière mesuré était long de 133 cm. Une croyance veut que le premier coup de tonnerre de l'année déclenche le réveil des serpents jarretière après leur torpeur hivernale. Le serpent jarretière est capable de survivre sous des climats qui sont hostiles aux autres espèces de serpents. On le rencontre dans les régions subarctiques du Yukon, au Canada.


Serpent jarretière mexicain
Mexicain garter snake
Thamnophis eques
1,02 mètre




Serpent jarretière des plaines
Plains garter snake
Thamnophis radix
1,04 mètre



Serpent jarretière de Butler
Butler garter snake
Thamnophis butleri
68,6 cm



Serpent jarretière à petite tête
Shorthead garter snake
Thamnophis brachystoma
55,9 cm



Serpent jarretière à tête étroite
Narrowhead garter snake
Thamnophis rufipunctatus
86,4 cm



Serpent jarretière élégant
Western terrestrial garter snake
Thamnophis elegans
1,07 mètre



Serpent jarretière aquatique de l'ouest
West. Aquatic garter snake
Thamnophis couchi
1,45 mètre



Serpent jarretière du nord-ouest
Northwest garter snake
Thamnophis ordinoides
66 cm



Serpent jarretière réticulé
Checkered garter snake
Thamnophis marcianus
1,08 mètre



Serpent jarretière à cou noir
Blackneck garter snake
Thamnophis cyrtopsis
1,07 mètre



Serpent jarretière rayée
Common garter snake
Thamnophis sirtalis
1,32 mètre


La couleuvre rayée dans le Sud-ouest du Québec, les individus sont généralement à fond noir. Dans le Nord et l'est de la province, ils sont caractérisés par un motif en damier composé de carrés noirs et bruns plus ou moins foncés. Le milieu du dos et les côtés sont ornés de bandes ou de marques longitudinales qui se présentent dans toute une gamme de couleurs pâles ou vives: blanc, vert, jaune ou même écarlate. Le ventre, habituellement blanc ou jaune clair, est parfois d'un rouge brique assorti à la couleur des bandes. On peut reconnaître cette espèce grâce à ses écailles. Elles sont carénées; la deuxième et la troisième rangée à partir du bord des écailles ventrales sont pâles, et enfin on compte 19 rangs d'écailles autour du corps. Elle est la seule de nos couleuvres à s'être acclimatée aux Territoires du Nord-Ouest et celle dont l'aire de distribution s'étend le plus au nord.

On la trouve jusqu'à la rivière La Grande, au lac Saint-Jean, au lac Mistassini et le long de la Côte-Nord, jusqu'à Kégaska. La couleuvre rayée n'est pas difficile sur le choix de son territoire; presque tous les habitats lui conviennent à un moment ou l'autre de l'année. Dans le sud-ouest de la province, il semble y avoir au moins quelques endroits où elle hiverne en groupe. Les couleuvres s'y faufilent dans des anfractuosités de rochers et descendent au-dessous du niveau des gelées hivernales. Pour se protéger du froid, cette espèce se réfugie parfois dans des vieux terriers de mammifères; elle peut aussi s'enfouir dans le sol tout contre de vieilles racines pourries ou se glisser sous des tas de feuilles mortes.

Même si la femelle couvre de grandes distances au cours de l'été (jusqu'à 16km) elle retourne à son quartier d'hiver habituel. Dans les Laurentides, la couleuvre rayée quitte la forêt lorsque le feuillage commence à former une voûte plus ou moins impénétrable à la lumière. Elle gagne alors des terrains découverts, marécages ou champs cultivés où elle passe l'été. L'automne, après la chute des feuilles, elle repart hiverner dans la forêt. I1 se produit parfois des migrations spectaculaires durant l'été des Indiens. Cette couleuvre affectionne tout particulièrement les grenouilles et les crapauds, mais elle se nourrit aussi de poissons et, en fait, de tout ce qui bouge.

On a vu des spécimens qui chassaient des épinoches dans les rares intertidales le long de l'estuaire du Saint-Laurent. Cette espèce est si commune et ses populations sont quelquefois si denses (jusqu'à plusieurs milliers d'individus dans un seul abri d'hiver) que de nombreux scientifiques se sont intéressés à son comportement reproducteur.

Les mâles sortent les premiers au printemps et attendent les femelles à l'entrée du gîte. Chaque femelle sécrète d'infimes quantités de phéromone, substance chimique qui attire les mâles. Les mâles s'entassent sur les femelles, parfois par centaines, parfois en boule, jusqu'à ce que l'un d'entre eux réussisse â s'accoupler avec elle. Le sperme du mâle se coagule, empêchant ainsi une deuxième pénétration, et dégage une seconde phéromone qui avertit les autres mâles que la copulation a eu lieu. Ces derniers se dispersent alors et doivent patienter jusqu'à la deuxième période d'accouplement, au début d'août. La femelle produit de 13 à 18 jeunes, qu'elle délaisse aussitôt. On ignore où les jeunes nés loin du quartier d'hiver maternel hibernent la première année.


Retour à la taxonomie

Retour en haut